Il y a quelques mois, début mai, nous venions d’entrer dans la pire période de l’année pour la Bourse¹.
Comment je le sais ?
Parce que si tu n’en as jamais entendu parler, en théorie, la Bourse¹ a des saisons et des périodes particulières.
Pour certains ce ne sont que des statistiques et des probabilités qui ne veulent rien dire…
Alors que pour d’autres, c’est une véritable religion qui dicte chaque fait et gestes de leur portefeuille².
Bon, tu commences à me connaître, je suis pas exactement le genre à me laisser endormir avec des contes de fées .
Parce que lorsqu’on parle d’argent, d’investissement et de liberté…
Pour moi, tout doit être vérifiable.
Voilà pourquoi aujourd’hui, on va plonger dans les 5 stratégies saisonnières les plus courantes en Bourse¹ pour voir si on peut en tirer quelque chose !
À commencer par la plus actuelle…
1. Vendre en mai pour fuir les marchés¹ jusqu’en novembre.
C’est une théorie qui date des années 1968 et qui est toujours populaire aujourd’hui.
L’idée ?
Mai à octobre représentant souvent la période la plus faible sur les marchés¹, il vaut mieux empocher ses gains avant que ça ne baisse…
Pour se repositionner en novembre !
Et si c’était peut-être vrai sur la fin du XXᵉ siècle…
Aujourd’hui ce n’est plus le cas comme le prouvent ces 10 dernières années :
2. Le cycle présidentiel américain a un impact fort sur les rendements³ boursiers.
Cet évènement saisonnier peut sembler surprenant…
Mais il est en fait plein de bon sens :
Les investisseurs détestent le changement et les incertitudes ;
Une élection conjugue les deux ;
Le marché américain est historiquement le plus performant et le plus attractif, considéré comme la référence mondiale.
Et si tu en crois les données de 1950 à 2023, le cycle présidentiel a en effet un fort impact sur les rendements³ :
La logique derrière cet écart ?
La 1ʳᵉ année regroupe souvent des changements impopulaires, reflétant la nouvelle politique du président. Ce qui provoque de la peur et de la méfiance chez les investisseurs.
La 2ᵉ année est généralement une année de consolidation où les effets des réformes attendent de se faire sentir (ou alors leur effet négatif apparaît avant leurs résultats positifs).
La 3ᵉ année est souvent celle où les bénéfices économiques se font sentir, que ce soit à travers les précédentes réformes, ou d’actions directes pour espérer une réélection.
Quant à la 4ᵉ année, ses rendements³ vont dépendre majoritairement de si le président est réélu ou si un nouveau prend sa place :
Mais bien sûr, comme pour toute théorie boursière, même avec des données vérifiables…
Ne base jamais toute ta stratégie dessus. Au final, ce ne sont que des tendances⁴ et des probabilités. Pas une vérité absolue !
3. Le père Noël apporte (aussi) des gains sur les marchés¹.
C’est peut-être un des évènements les plus surprenants de cette liste…
Et pourtant, c’est l’un des plus probables statistiquement !
(En plus d’être l’un des plus inexplicables ).
L’idée ?
De mi-décembre aux 2 premiers jours de janvier, le S&P 500⁵ aurait 78,2 % de voir des rendements³ positifs :
Et comme tu le vois, si tu analyses la moyenne des rendements³ en décembre depuis 1950, le phénomène est clairement visible.
(Même si cela n’arrive pas tous les ans, la preuve encore en 2023 et en 2024 malgré des années records !)
Mais même si l’idée que le père Noël puisse avoir un impact sur les marchés¹ puisse faire sourire… (Ou peut-être ce n’est que l’enthousiasme des investisseurs sur la fin de l’année ?)
La prochaine théorie saisonnière a tendance à faire trembler les investisseurs :
4. Les rendements³ de janvier déterminent le reste de l’année.
(Aussi appelé le baromètre⁶ de janvier).
L’idée est simple :
Si le S&P 500⁵ est en rouge en janvier…
L’année sera particulièrement pourrie .
Et si l’on en croit les données depuis 1950, cette théorie saisonnière a beaucoup de vrai :
Comme tu le vois, il y a une différence monstrueuse entre un janvier positif (+16,9 % de gains moyens⁷ pour l’année) contre un janvier négatif (−1,8 % de gains moyens⁷).
La preuve même sur ces dernières années.
En 2022, alors que janvier était négatif ? On a connu un bear market⁸ et une chute de −18 % sur l’année.
Alors qu’en 2023 et 2024 où janvier était positif ? On a eu d’excellentes années à +26 % et +25 % respectivement !
(Rassure-toi, cette année janvier a aussi fini dans le vert ).
Voilà pour les principales théories saisonnières que tout investisseur doit connaître !
Bien sûr, encore une fois, elles ne sont que des indicateurs sur une tendance⁴ historique, pas une vérité absolue.
Bonne chance pour tes investissements !
Jody Cavalie

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